2020 marque le 60ème anniversaire de la police des Nations Unies [en]

MAINTIEN DE LA PAIX / COMPOSANTES POLICE

INTERVENTION DE MME NATHALIE BROADHURST, REPRESENTANTE PERMANENTE ADJOINTE DE LA FRANCE AUPRÈS DES NATIONS UNIES

AU CONSEIL DE SECURITE

New York, le 4 novembre 2020

Je vous remercie Madame la Présidente,

Je remercie le Secrétaire général adjoint ainsi que les chefs des composantes police présents aujourd’hui pour leurs exposés qui nous ont permis de mesurer l’ensemble des facettes des missions et des enjeux auxquels les gendarmes et policiers des Nations Unies sont confrontés sur le terrain. Je rends à ces femmes et à ces hommes un hommage appuyé, ils exercent aujourd’hui leur mission dans des conditions très exigeantes, et dans un contexte sanitaire particulièrement lourd.

Et dans ce contexte difficile, je le disais, je souhaite également saluer l’investissement constant du Secrétariat des Nations unies, en particulier le Département des opérations de paix et la Division police pour optimiser l’emploi de la police des Nations Unies. La mission de police, qui est au cœur des partenariats et des coopérations opérationnelles entre les Nations Unies et les autorités nationales, représente un atout absolument inestimable pour le maintien mais aussi pour la consolidation de la paix. Je salue également les efforts du Secrétariat pour permettre aux composantes police des missions de concilier sécurité et performance.

Pour sa part, la France continue à appuyer la mise œuvre de l’initiative « Action pour le maintien de la paix », elle déploie actuellement 21 gendarmes de tous grades dans 3 missions, la MINUSMA, la MINUSCA et la MONUSCO. Elle est et restera un partenaire engagé, constructif, fiable pour permettre à la police des Nations Unies d’exercer pleinement ses missions.

Alors que l’année 2020 marque le 60ème anniversaire de la police des Nations Unies, je voudrais insister aujourd’hui sur deux priorités :

Tout d’abord il est essentiel que la police des Nations Unies accompagne la transition entre le maintien de la paix et la consolidation de la paix. La population doit bien entendu être au cœur de cet objectif. L’instauration ou le rétablissement d’une relation de confiance entre la population, les autorités publiques et les institutions est en effet une condition indispensable au retour à une paix durable. Cela implique le renforcement de l’Etat de droit, l’accompagnement des forces de sécurité intérieures nationales, la protection de tous et le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. Du fait de la COVID19, la confiance est encore plus difficile à gagner, cela va de soi, à entretenir puisque chaque gendarme, chaque policier au contact de la population doit aussi faire preuve d’un respect absolu des règles sanitaires afin de ne pas être perçu comme étant lui-même un vecteur potentiel de propagation du virus.

Deuxième priorité, la police de l’ONU doit poursuivre ses efforts pour gagner en efficacité. La France y contribue en soutenant notamment des actions de formation avant et pendant le déploiement, également bien sûr le recours accru aux experts de police, l’appui à la maîtrise de la langue du pays hôte et la mixité des contingents. Là aussi cet aspect est absolument clé dans le renforcement de l’efficacité de la police. La France souscrit pleinement à l’objectif de renforcement du déploiement des femmes et ce à tous les niveaux de responsabilités. Le nouveau système de pilotage de la performance des opérations de paix, qui a été mis en place par le Secrétariat, est également très utile pour améliorer l’efficacité d’UNPOL, partout où ses unités sont déployées, au bénéfice de la montée en gamme des forces de police locales et de la protection des populations.

Je vous remercie.

Dernière modification : 04/11/2020

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