Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes [en]

Les violences faites aux femmes et filles constituent l’une des violations des droits de l’Homme les plus répandues dans le monde.

Alors que 2020 marque les 25 ans de la 4ème Conférence mondiale sur les femmes à Pékin et les 20 ans de la Résolution 1325 “Femmes, paix et sécurité” du Conseil de sécurité, l’heure n’est pas à la célébration : partout les droits des femmes sont attaqués.

Cette année a également été marquée par la « pandémie de l’ombre ». Certaines des mesures visant à freiner la propagation du COVID-19 ont en effet entrainé une hausse spectaculaire des cas de violences physiques, psychologiques ou sexuelles à l’égard des femmes et des filles.

En cette journée internationale, la France réaffirme son engagement pour lutter contre ces violences.

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→ Le constat


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Des chiffres alarmants :

  • 1 femme sur 3 dans le monde a subi des violences physiques et/ou sexuelles à un moment donné dans sa vie, le plus souvent de la part d’un partenaire intime.
  • Chaque jour, 137 femmes sont tuées, dont plus d’un tiers par un conjoint ou un ex-conjoint.
  • 243 millions de femmes et filles âgées de 15 à 49 ans ont subi des violences sexuelles et/ou physiques de la part d’un partenaire intime au cours des 12 derniers mois.
  • 71 % des victimes de la traite des êtres humains dans le monde sont des femmes et des filles, trois quarts d’entre elles sont exploitées sexuellement.
  • On estime qu’à l’heure actuelle, 650 millions de femmes et de filles dans le monde ont été mariées avant l’âge de 18 ans.
  • La pandémie de l’ombre : Certaines des mesures visant à freiner la propagation du COVID-19 ont entrainé une augmentation des violences domestiques et intrafamiliales envers les femmes et les filles. Cette « pandémie de l’ombre » a notamment été dénoncée par le Secrétaire général et ONU Femmes. En cause : l’exposition accrue de celles qui vivent déjà des relations marquées par la violence, la multiplication des charges et du stress liés aux responsabilités du foyer et à la garde des enfants ainsi qu’à la perte des moyens de subsistance, la restriction des possibilités de contact social et à l’accès limité aux services et au soutien de la communauté.
  • La fermeture des écoles expose davantage les filles et les adolescentes aux violences domestiques, aux mariages précoces et forcés, et au travail précoce. Environ 11 millions de filles et d’adolescents pourraient ne jamais retrouver le chemin de l’école après l’interruption de leurs études.
  • Les services de santé primaires habituels ont été perturbés par la pandémie, avec pour conséquence une réduction de l’accès aux services de santé essentiels pour les femmes et les adolescentes, en particulier aux soins liés aux droits et à la santé sexuelle et reproductive. Ces réductions mettent la vie des femmes en danger et entravent l’égalité des sexes. Le FNUAP estimait notamment que six mois de perturbations graves des systèmes de santé dans 114 pays à faibles et moyens revenus pourraient empêcher 47 millions de femmes d’avoir recours à des contraceptifs, ce qui provoquerait près de 7 millions de grossesses non désirées.

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→ Les actions de la France

L’égalité entre les femmes et les hommes est une priorité de la France.
La France est en particulier mobilisée dans la lutte en faveur de l’élimination de toutes les formes de violences faites aux femmes, et ce à plusieurs niveaux.

• L’égalité entre les femmes et les hommes est la grande cause du quinquennat. Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) porte à l’international cet engagement par sa diplomatie féministe. Dans son plaidoyer dans les enceintes internationales pour l’égalité entre les femmes et les hommes, la France s’attache à ce que cet objectif soit intégré dans toutes les problématiques : réduction des inégalités et développement durable, paix et sécurité, défense et promotion des droits fondamentaux, enjeux climatiques et économiques.

• La France, en coprésidence avec le Mexique, accueillera le Sommet du forum “Génération Égalité" organisé par ONU Femmes qui se tiendra en 2021. Ce sommet sera l’occasion pour qu’États, organisations internationales, ONGs, la société civile et le secteur privé se rencontrent et prennent ensemble des engagements pour faire progresser les droits des femmes et en faire une grande cause mondiale à l’horizon 2025 ou 2030.

• Depuis 2006, la France présente, conjointement avec les Pays-Bas, une résolution biennale à l’Assemblée générale des Nations unies intitulée "intensification des efforts en vue de prévenir et d’éliminer toutes les formes de violences à l’égard des femmes et des filles". La résolution adoptée cette année porte en particulier sur la thématique de la “pandémie de l’ombre”.

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• La France est à l’origine du premier groupe des amis visant à éliminer le harcèlement sexuel. Ce groupe compte aujourd’hui plus de 50 membres.

• La France réitère son appel à tous les États à ratifier et à mettre en œuvre sans réserve la Convention des Nations unies pour l’élimination des discriminations à l’égard des femmes.
En lien avec ses partenaires européens et internationaux, elle mène aussi depuis 2018 une campagne pour l’adoption universelle de la Convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique qui vise à responsabiliser chaque État dans la lutte contre ces violences.

• A l’occasion de l’événement de haut niveau de l’Assemblée générale organisé en septembre 2020 pour célébrles 25 ans de la 4ème Conférence mondiale sur les femmes à Pékin, Emmanuel Macron a réitéré l’engagement de la France en faveur de la défense des droits des femmes dans le monde et annoncé la création d’un fonds de 120 millions d’euros consacré aux organisations féministes actives dans les pays en développement.

● La France a également annoncé une contribution de 6,2 millions d’euros entre 2020 et 2022 au Fonds international pour les survivants de violences sexuelles liées à des conflits. Ce fonds s’appuie sur les travaux des prix Nobel de la Paix Dr. Denis Mukwege et Nadia Murad. Il a pour mission de permettre aux survivants de violences sexuelles liées à des conflits d’avoir accès à une indemnisation, à des réparations, et d’aider à se réinsérer socialement.

● Grâce à l’action du Centre de crise et de soutien (CDCS) du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, et conformément à l’engagement pris par le président de la République auprès de Nadia Murad, prix Nobel de la paix, cent femmes yézidies, population particulièrement ciblée par Daech, et leurs enfants ont été accueillis en France en 2019.

PNG Afin de renforcer l’élan international pour mettre un terme à ces violences, la France apporte son soutien à l’initiative de l’ONU « Orangez le monde : #EcoutezMoiAussi » qui vise à accroître la sensibilisation autour de ce sujet.

Dernière modification : 24/11/2020

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