Agir face au risque de famine [en]

Répondre à l’appel du Secrétaire général pour agir face au risque de famine dans les zones de conflit au Yémen, en somalie, au Soudan du Sud et au nord-est du Nigéria - réunion publique du Conseil de sécurité en formule Arria - Vendredi, 16 juin 2017, 15 :00 – 17 :00

Le Représentant permanent de la France, aux côtés des Représentants permanents du Royaume Uni, de la Suède, d’Ethiopie, du Sénégal, d’Italie, des Etats-Unis et du Japon, est heureux de vous inviter à

La réunion publique du Conseil de sécurité en formule Arria :

« Répondre à l’appel du Secrétaire général pour agir face au risque de famine dans les zones de conflit au Yémen, en somalie, au Soudan du Sud et au nord-est du Nigéria »
Vendredi, 16 juin 2017
15 :00 – 17 :00
Bâtiment des conférences, salle 3

Cette session est ouverte à la presse

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A la fin du mois de février 2017, le Secrétaire général a tiré la sonnette d’alarme : à moins que des mesures décisives soient prises et que des ressources supplémentaires soient mobilisées, le monde pourrait se retrouver face à une crise alimentaire globale, avec un grand risque de famine dans quatre pays : le Yémen, la Somalie, le soudan du Sud et le Nigéria.

Deux semaines plus tard, le 10 mars 2017, le coordonnateur des secours d’urgence, Stephen O’Brien, a tenu une session d’information devant le Conseil de sécurité sur sa mission au Yémen, au Soudan du Sud, en Somalie et au Kenya ainsi que sur la Conférence d’Oslo sur le Nigéria et la région du lac Tchad. O’Brien a déclaré qu’il s’agissait potentielle de la pire crise humanitaire que le monde ait connu depuis la seconde guerre mondiale. Depuis, là où une action robuste a pu être mise en place, les améliorations sont visibles. Néanmoins, sans un accès et un financement humanitaire soutenus, la situation pourrait rapidement se détériorer.
L’état de famine a été officiellement déclaré dans certaines régions du Soudan du sud. On estime également que le nord du Nigéria, la Somalie et le Yémen sont au bord du seuil de famine. Les contraintes à l’accès humanitaire et l’insécurité continuent d’entraver la réponse humanitaire, à court et à moyen terme. Un risque élevé de famine persiste au nord-est du Nigéria, où la famine a peut-être déjà eu lieu. Certaines régions restent inaccessibles à l’aide humanitaire, laissant les personnes touchées par la famine en danger de mort. Au Soudan du Sud, près de 100,000 personnes sont déjà en état de famine, et 1 million de personnes sont au seuil de la famine. En raison de fortes et consécutives sécheresses, le risque de famine persiste en Somalie, notamment dans les zones agro-pastorales de Bay et Bakool et dans la zone de subsistance pastorale intérieure du Nord. Le Yémen fait face à la crise alimentaire la plus grave au monde. La situation dans ces quatre pays constitue également une crise sécuritaire : les femmes et les enfants sont particulièrement vulnérables et sont les plus durement touchés.

Cette crise de sécurité alimentaire est intimement liée aux conflits, à la fragilité, à l’insécurité et à l’extrême pauvreté. Ces quatre pays sont frappés par des conflits qui entravent les moyens de subsistance, l’accès aux marchés et qui créent des déplacements de populations généralisés. Les violences et les conflits entravent également la réponse humanitaire et un engagement solide sur le long terme des acteurs humanitaires. Dans les quatre pays, les acteurs humanitaires et du développement peinent à accéder aux personnes dans le besoin à cause des violences, des conflits et de l’insécurité. Davantage doit être fait. Il y a un besoin urgent de financement humanitaire, un engagement robuste et en amont des acteurs du développement est également nécessaire, un plus grand respect pour le droit international humanitaire est impératif et il est essentiel que les communautés d’acteurs humanitaire-développement-paix travaillent ensemble de manière coordonnée afin de répondre à ces situations de façon intelligente, innovante et complémentaire.

Plus important encore, il faut trouver une réponse politique aux crises ainsi que mettre fin aux entraves à l’accès humanitaire, qui empêchent une réponse humanitaire forte à court terme et un engagement robuste pour le développement à long terme.

Cette réunion en formule Arria sera l’occasion d’évaluer la situation humanitaire dans les quatre pays, quatre mois après l’appel lancé par le Secrétaire général pour prévenir la famine au Yémen, en Somalie, au Soudan du Sud et au nord du Nigéria. Ce sera également l’occasion pour les Etats membres d’être informés sur la réponse humanitaire et les efforts à mener sur le long terme. Enfin, il s’agira de déterminer les mesures concrètes qui peuvent être prise par le Conseil, ses membres, les autres membres de l’ONU et le système onusien dans son ensemble, afin de permettre une réponse plus solide et des efforts de secours plus efficaces.

La session sera ouverte à l’ensemble des Etats membres, aux organisations de la société civile et aux médias. Elle accueillera :

Amina Mohammed, Secrétaire générale adjointe, intervient au nom de l’ONU

Franck Bousquet, Directeur du Groupe de la Banque mondiale sur la fragilité, le conflit et la violence

Andrea Tamburini, PDG Action contre le faim

Dernière modification : 15/06/2017

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