Mise en œuvre de l’agenda femmes, paix et sécurité dans la Corne de l’Afrique [en]

Femmes, paix et sécurité dans la Corne de l’Afrique
Intervention de M. Nicolas de Rivière, représentant permanent de la France auprès des Nations unies
Conseil de sécurité - 4 novembre 2019

Madame la Présidente,

Je tiens à saluer votre accession à la présidence de ce Conseil et remercier l’Afrique du Sud pour avoir exercé ces fonctions avec efficacité pendant tout le mois d’octobre et aussi pour avoir conduit ce Conseil dans la Corne de l’Afrique.

Madame la Vice-secrétaire générale,

Merci pour votre intervention. Merci aussi à l’observatrice permanente de l’Union africaine pour sa présentation.

Madame la Vice-secrétaire générale,

Votre déplacement dans la Corne de l’Afrique tombe à point nommé, tant la région connait aujourd’hui une dynamique encourageante. Les femmes en sont parties prenantes et cette dynamique doit leur bénéficier dans la durée. La résolution que nous avons adoptée la semaine dernière l’a rappelé : l’heure est à la mise en œuvre de l’agenda femmes paix et sécurité, dans toutes ses dimensions et partout dans le monde. Les Nations unies doivent être entièrement mobilisées en appui aux États. Nous encourageons les efforts du Représentant spécial du Secrétaire général Parfait ONANGA s’agissant de la participation politique des femmes dans la Corne de l’Afrique.

Nous saluons les efforts entrepris par le Premier ministre éthiopien pour renforcer la paix dans la région, notamment avec la signature d’un accord avec l’Erythrée et son action au Soudan avec l’Union africaine. Nous nous réjouissons que le Prix Nobel de la paix lui ait été attribué. Avec une femme présidente et dix femmes ministres, l’Ethiopie est un exemple à suivre en termes de participation politique des femmes.

La situation au Soudan est aussi encourageante, et la France soutient les efforts du Premier ministre pour parvenir à une paix durable et pour relancer l’économie. Les femmes soudanaises ont joué un rôle déterminant dans cette révolution. Elles ont mérité toute leur place dans la transition. Nous appelons ainsi au respect du quota pour les femmes fixé dans la Déclaration constitutionnelle. La présence de quatre ministres femmes dans le gouvernement est positive, mais cela ne doit être qu’un début.

Malgré cette dynamique positive, des défis importants demeurent. Nous espérons qu’un gouvernement d’union nationale pourra être formé au Soudan du Sud d’ici le 12 novembre. Nous appelons à cet égard toutes les parties sud-soudanaises à respecter le quota de 35% de femmes dans les organes de transition, conformément à l’accord de paix revitalisé.

Nous appelons aussi de nos vœux un rapprochement entre Djibouti et l’Erythrée pour que les problématiques persistantes entre les deux pays soient résolues et nous considérons que le Conseil de sécurité doit continuer à suivre de près la question des relations entre ces deux pays.

Enfin, en Somalie, les avancées récentes de l’armée nationale sont encourageantes, mais nous restons préoccupés par la fréquence et par l’intensité des attaques menées par les Shebab ainsi que par les violences sexuelles commises dans le pays. Nous appelons à la reprise du dialogue entre le Gouvernement fédéral somalien et les Etats membres fédérés et considérons que les femmes somaliennes ont un rôle clef à jouer dans ce processus.

Madame la Vice-secrétaire générale,

Je conclurai en rappelant l’importance pour la France que toutes ces transitions permettent des avancées substantielles sur le terrain des résolutions « Femmes, paix et sécurité ».

Je vous remercie Madame la Présidente.

Dernière modification : 04/11/2019

Haut de page