De la COP25 vers la COP26 [en]

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Ouverture de la COP25 à Madrid - 2 décembre 2019
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Bilan de la COP25

La 25ème Conférence des Parties (COP) sur le climat qui s’est déroulée du 2 au 15 décembre 2019 à Madrid a permis des progrès, notamment avec la mise en place du « réseau de Santiago » visant à aider les pays affectés à faire face aux impacts irréparables du changement climatique. Elle a également permis une meilleure prise en compte du lien entre le climat et la biodiversité avec le lancement d’un dialogue sur l’océan et la cryosphère, et d’un autre dialogue sur les terres, basés sur les travaux du GIEC, permettant ainsi une meilleure reconnaissance du rôle de la science. Les Etats se sont également mis d’accord sur un nouveau plan d’action sur le genre et ont décidé de la prolongation de l’agenda d’action donnant ainsi un rôle accru aux initiatives menées avec la société civile.

Toutefois, si la COP a appelé au relèvement de l’ambition climatique elle n’a pas permis d’aboutir à une décision sur les règles d’application de l’article 6 de l’accord de Paris qui porte sur les systèmes d’échanges de quota d’émissions. Ces efforts devront aboutir lors de la COP26 qui se tiendra en novembre à Glasgow.

Objectif de la COP26 : convaincre les Etats à rehausser de façon de manière ambitieuse leurs engagements en 2020

La COP26 se déroulera à Glasgow au Royaume-Uni du 1er au 12 novembre 2021. Elle est organisée en partenariat avec l’Italie qui accueillera une pré-COP au mois d’octobre à Milan.

La COP26 devra être la COP de l’ambition et de l’action. Présidée par M. Alok Sharma, Secrétaire d’Etat britannique en charge des entreprises, de l’énergie et de l’industrie elle devra démontrer un relèvement de l’ambition climatique au niveau mondial, sur la base des contributions déterminées au niveau national, conformément aux dispositions de l’accord de Paris, adopté il y a cinq ans.

En effet, pour limiter les conséquences du changement climatique, le réchauffement de la planète doit être contenu sous 2°C, voire de 1,5°C. C’est l’engagement qui a été pris lors de la COP21 à Paris. Mais pour tenir cet objectif, les États doivent redoubler d’efforts. Le dernier rapport du GIEC montre que la réduction des émissions de gaz à effet de serre n’est pas suffisante et que le réchauffement risque de dépasser 3°C avec des conséquences irréversibles pour l’humanité.

La Présidence britannique espère également obtenir des résultats significatifs dans les domaines suivants :
- adaptation et résilience
- finance climatique
- biodiversité et nature
- énergie
- transport.

Un sommet des dirigeants pour le climat se tiendra les 22 et 23 avril 2021 à l’initiative des Etats-Unis. Ce sommet vise à mettre en avant l’urgence, et les avantages économiques, d’une action renforcée en faveur du climat. Il constituera une étape clé sur la route de la COP26. Il réunira une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement, dont les 17 pays les plus émetteurs, responsables d’environ 80 % des émissions mondiales et du PIB mondial, des pays qui font preuve d’un leadership fort en matière de climat, qui sont particulièrement vulnérables aux impacts climatiques ou qui tracent des voies innovantes vers une économie nette zéro, ainsi que le secteur privé et la société civile.

En amont de ce sommet, la France, l’Allemagne et la Chine ont tenu le 16 avril 2021 une réunion trilatérale axée sur la perspective des prochaines échéances multilatérales en matière de lutte contre le changement climatique et de protection de la biodiversité. A cette occasion, la France et l’Allemagne ont notamment attiré l’attention du Président chinois sur les attentes quant à un niveau d’ambition élevé et à des résultats tangibles sur le climat, en particulier l’objectif de neutralité carbone et la fin du financement des centrales à charbon.

Les priorités de la France pour la COP26 et en matière de climat

1/ La finalisation des règles d’application de l’Accord de Paris, grâce à un consensus respectueux de l’intégrité environnementale sur les mécanismes des marchés carbone.

2/ Un message fort de la communauté internationale sur l’engagement à atteindre la stratégie neutralité carbone d’ici 2050 au niveau mondial.

3/ La volonté de revoir à la hausse la contribution déterminée au niveau national (CDN) de l’Union européenne et des principaux pays émetteurs.

4/ Le renforcement du lien entre climat et biodiversité.

5/ La préservation de l’esprit de l’accord de Paris et sa pleine mise en œuvre dans un cadre multilatéral solide.

Le financement français dédié au climat

5,08 milliards d’euros de financements climat ont été alloués par la France en 2018. Un chiffre qui répond aux objectifs qu’elle s’était fixée en 2015 (atteindre au moins 5 milliards d’euros en 2020). Parallèlement, la France contribue aux fonds climatiques de la Banque mondiale, au Fonds d’adaptation au changement climatique, au Fonds dédié aux pays les moins avancés ainsi qu’au Fonds multilatéral du protocole de Montréal et à de multiples initiatives (Alliance solaire internationale, initiative CREWS sur les systèmes d’alerte précoce, etc.). Elle s’est également engagée pour la reconstitution du Fonds vert pour le climat, en doublant sa contribution au fonds avec un montant de 2 milliards d’euros et permettant la mobilisation de 28 pays pour une atteindre une reconstitution historique du fonds de 9,8 milliards de dollars lors de la conférence de reconstitution du Fonds vert qui s’est tenue en octobre 2019 à Paris.

Dernière modification : 21/04/2021

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