Dialogues informels en vue de l’élection du Président de l’Assemblée générale (73e session)

Dialogues informels en vue de l’élection du Président de l’Assemblée générale pour la 73e session - Intervention de M. François Delattre, représentant permanent de la France auprès des Nations unies - Assemblée générale - 4 mai 2018

Monsieur le Président de l’Assemblée Générale,

Madame la Ministre,

Je voudrais commencer par vous exprimer toute notre reconnaissance, Monsieur le Président, pour l’organisation de ce dialogue interactif particulièrement utile et important pour nous tous, comme je voudrais également remercier Madame la Ministre pour sa présence et en profiter pour remercier aussi la Représentante permanente du Honduras qui s’est exprimée avant elle.

Nous saluons la présentation de candidates dotées d’une expérience solide à la présidence de l’Assemblée générale. C’est un signe particulièrement encourageant de la vitalité de notre organisation. Il est très important que l’ONU continue de montrer l’exemple en matière de parité et d’égal accès aux postes de responsabilité des Nations Unies et nous nous félicitons de la perspective de l’élection d’une femme à la tête de la présidence de notre Assemblée.

L’Assemblée générale est par son universalité l’instance qui incarne avec le plus de force et de légitimité le multilatéralisme inclusif et exigeant que nous nous efforçons ensemble de promouvoir chaque jour, malgré beaucoup de vents contraires. La présidence de l’AGNU est une fonction essentielle. Elle doit permettre à cet organe d’exercer pleinement son rôle et de créer jour après jour les conditions de la confiance et de la convergence entre les Etats membres pour relever effectivement, dans l’action, les défis qui sont les nôtres.

Je veux mentionner en particulier, et vous l’avez fait parfaitement Madame la Ministre, la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique d’une part, et, d’autre part, l’efficacité de notre action qui passe par les réformes nécessaires de notre Organisation, y compris la réforme du Conseil de sécurité.

Deux brèves questions, Madame la Ministre :

1/ La première pour savoir si vous pouvez nous apporter quelques précisions sur ce que sera votre méthode pour donner aux facilitateurs des groupes de travail les moyens de leur action dans le cadre des importants processus de négociation en cours et de ceux qui sont à venir.

2/ Ma deuxième question ne vous étonnera pas, elle concerne notre attachement farouche au multilinguisme, « valeur fondamentale de l’ONU » qui « concourt à la réalisation de ses objectifs » - selon les termes mêmes des textes qui régissent notre action. Alors je voulais vous demander quel rôle la présidence vous paraît-elle pouvoir et devoir jouer en vue de la pleine mise en œuvre des résolutions adoptées en ce domaine par l’AGNU et quelles mesures concrètes entendez-vous prendre à cet égard ? Permettez-moi de saisir cette occasion pour vous féliciter chaleureusement pour votre parfaite maîtrise de la langue française.

Dernière modification : 04/05/2018

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