Famine & conflits : de la responsabilité du Conseil de sécurité [en]

Famine et conflits ; Iran ; Birmanie - Remarques à la presse de M. François Delattre, Représentant permanent de la France auprès des Nations unies - 12 octobre 2017

(En français et en anglais)

Un mot d’abord en français sur la session du Conseil de sécurité que nous allons avoir dans quelques minutes sur le thème famine et conflits. Il s’agit en effet d’un enjeu crucial et nous sommes reconnaissants au Secrétaire général de venir aujourd’hui briefer le Conseil sur cette question majeure. Cela montre combien non seulement les Nations unies de manière générale mais aussi le Conseil de sécurité sont mobilisés sur ce thème qui le mérite assurément.

Comme vous vous en rappelez, la France a été depuis l’origine à l’initiative pour apporter cette question « famine et conflits » à l’attention du Conseil de sécurité, et est restée en pointe depuis lors dans les efforts de la communauté internationale sur ce sujet. Le premier pas que nous avions pris était en juin dernier, lors de la réunion dont nous avions pris l’initiative, en partenariat avec la Banque mondiale. Ensuite, nous avons été rejoints par la Suède et la Grande-Bretagne, et nous avons élaboré ensemble une déclaration présidentielle du Conseil de sécurité qui a été adoptée au moins d’août dernier.

Aujourd’hui, c’est un troisième pas important dans cette direction pour reconnaître que le lien entre famine et conflits, avec les drames qui en résultent, est une question qui relève de la responsabilité du Conseil de sécurité. Encore une fois, nous sommes très mobilisés sur cette question, très reconnaissants au Secrétaire général et très désireux de poursuivre ces efforts pour qu’après cette troisième étape il y en ait d’autres.

One word in English.
We are very thankful to the Secretary-General for coming today to the Security Council to brief us on the major issue of famine and conflicts. This shows how much this issue is not only a top priority at the UN as such, but also for the Security Council.

France, you remember, has been at the forefront of international efforts, and at the forefront of the initiative to bring the issue to the attention of the Council. You remember last June, in partnership with the World Bank, we initiated the first meeting of the Security Council on this very issue. Then, joined by Sweden and the UK, we were able to get a presidential statement (PRST) of the Security Council.

Today is another important step, the third step that the Security Council is making. We expect strong commitment from all the members of the Council in support of the SG’s efforts. We know, and I will repeat it during the session of the Security Council, that famines are for the most-part man-made, fueled by conflicts. There is absolutely no doubt in our views that the Security Council bears a responsibility here to act in order to prevent conflicts and to intervene to stop them if needed.

Permettez-moi d’ajouter que nous sommes à travers cet exercice totalement en phase avec les conceptions du Secrétaire général, qui sont aussi les nôtres, concernant à la fois la diplomatie préventive et le fait que pour prévenir une famine ou la traiter rapidement, on voit bien qu’il faut avancer sur les deux jambes, de la paix et du développement. Si l’une des deux jambes vient à manquer ou à être faible, c’est l’ensemble de notre démarche, celle des Nations unies, qui est déséquilibrée et inefficace. Si nous voulons être efficaces sur le terrain, il faut avancer sur ces deux jambes. C’est une des leçons qui m’a beaucoup frappé à travers les différentes missions du Conseil de sécurité.

Q : One question about Iran. If the US tomorrow, President Trump decides to decertify the agreement, the next day, what is the plan ? Has France or the international community any discussion about what to do in case the US were not fully committed to the agreement as before ?

This is a good and fair question, but we are not there yet. Let’s wait for the American decision to be taken and released and then we will act accordingly. You know France’s position on this. It cannot be clearer.

Q : Can you tell us why Myanmar’s meeting would be closed ?

As you know, on Myanmar, here again we have taken the initiative. (...). First and foremost because of the humanitarian tragedy and the ethnic cleansing that are happening there. Against this backdrop we proposed a few weeks ago this ARRIA formula meeting tomorrow. We had in mind an open meeting but for reasons that we respect and understand, some consider it is better to have a more limited meeting, in order to be as frank as possible and, at the end of the day, as efficient as possible. (...)

Dernière modification : 13/10/2017

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