Force conjointe du G5 Sahel [en]

« Notre défi est aujourd’hui, là aussi, d’éradiquer le terrorisme, et pour ce faire de renforcer les capacités nationales pour que les Etats eux-mêmes prennent en charge leur sécurité […]. C’est pourquoi j’ai soutenu, dès ma prise de fonction, le déploiement de la Force conjointe du G5 Sahel, et j’en appelle ici à votre mobilisation collective. » Emmanuel Macron, Président de la République française, devant l’Assemblée générale des Nations unies, le 19 septembre 2017

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The UN Secretary General, Antonio Guterres, with G5 Sahel’s Heads of States, French President Emmanuel Macron, and the High Representative of the EU for Foreign Affairs, Federica Mogherini
Credits : UN Photos

La Force conjointe du G5 Sahel, une initiative africaine soutenue par l’ONU

La Force conjointe du « G5 Sahel » est une initiative africaine majeure, soutenue par l’Union africaine et l’ONU, regroupant le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, et le Tchad.

Créée en février 2014, cette force régionale a pour but d’améliorer la coordination des pays au niveau régional pour les politiques de développement et dans les activités de sécurité et de défense. Elle vise en particulier à lutter contre la menace terroriste, en commençant par la sécurisation des zones frontalières.

Le caractère transfrontalier de la menace terroriste requiert en effet une approche régionale pour traiter les ramifications de l’organisation terroriste. Cette force permettra notamment de contrer les différents trafics de drogue et d’êtres humains nourrissant les groupes terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

La France est particulièrement engagée pour une mobilisation collective en vue de soutenir cette force régionale. C’est à l’initiative de la France que le Conseil de sécurité des Nations unies a assuré un soutien fort et uni à la force conjointe du G5 Sahel en adoptant à l’unanimité la résolution 2359 en juin 2017. Cette résolution appelle notamment l’ensemble de la communauté internationale à fournir une assistance logistique, opérationnelle et financière à l’initiative des Etats du G5 Sahel.

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L’action du G5 Sahel renforce la MINUSMA, aux côtés de l’opération française Barkhane

En luttant contre les groupes terroristes dans la région du Sahel, la Force conjointe G5 Sahel contribue à sécuriser la région, ce qui facilitera la mise en œuvre du mandat de la MINUSMA au Mali, seule opération de maintien de la paix de l’ONU évoluant dans un environnement terroriste. L’action de la Force conjointe du G5 Sahel sera complémentaire de l’opération de maintien de la paix au Mali, la MINUSMA, car elle couvre une zone d’action bien plus large (les 5 pays partenaires du G5 Sahel, sur 3 fuseaux horaires) et car elle a pour vocation de mener des opérations anti-terroristes, ce qui n’est pas le rôle de la MINUSMA. Le G5 Sahel est ainsi la réponse la plus adéquate à la menace terroriste qui frappe la MINUSMA.

La Force conjointe G5 Sahel agit également en coordination avec les forces françaises de l’opération Barkhane, l’objectif étant de permettre aux Etats de la région d’acquérir la capacité d’assurer leur sécurité de façon autonome.

À titre bilatéral comme européen et dans le cadre des Nations unies, la France est résolument engagée dans la lutte contre le terrorisme au Mali et au Sahel, à travers l’opération Barkhane, aux côtés de la force conjointe du G5 Sahel. 4 000 soldats français sont déployés dans la région, à la demande des pays du G5 Sahel et poursuivent leurs actions contre-terroristes en soutien aux forces des Etats du G5.

Le Président de la République française, Emmanuel Macron, a réaffirmé le soutien de la France lors du sommet du G5 qui s’est tenu le 2 juillet 2017 à Bamako. Le Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian s’est également rendu début octobre 2017 au Niger où il a visité le poste de commandement du secteur « centre » de la force conjointe du G5 Sahel afin de mesurer la montée en puissance de cette force.

De son côté, l’Union européenne entend également contribuer financièrement à cette Force, à hauteur de 50 millions d’euros. Le 16 décembre 2017 se tiendra par ailleurs une conférence des donateurs, dont l’objectif sera de faciliter l’opérationnalisation de la Force.

La situation au Sahel au cœur de la présidence française du Conseil de sécurité du mois d’octobre 2017

La France a placé la situation au Sahel au cœur de sa présidence du Conseil de sécurité, tout au long du mois d’octobre 2017. Outre les consultations sur la MINUSMA au Mali le 5 octobre, le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a remis le 16 octobre aux Etats membres du Conseil de sécurité un rapport sur l’état des lieux du déploiement de la force G5 Sahel et sur les différentes options de soutien possibles que les Nations unies pourraient apporter à cette force.

A l’initiative de la France, le Conseil de sécurité se rend du 19 au 23 octobre dans trois des cinq pays du G5 Sahel (Mauritanie, Mali et Burkina Faso) pour évaluer ces recommandations au regard de la situation sur le terrain.

Cette visite servira aussi à préparer la réunion ministérielle du Conseil de sécurité que présidera le Ministre Jean-Yves Le Drian le 30 octobre prochain à New York, et qui aura pour objet de définir collectivement la meilleure manière dont la communauté internationale et l’ONU peuvent soutenir la force du G5 Sahel.

Parallèlement aux efforts de soutien de la Force G5 Sahel, la communauté internationale est engagée en faveur de la stabilisation durable de la région du Sahel, qui appelle également une réponse politique (il n’y aura notamment pas de stabilité durable dans la région sans résolution de la crise au Nord Mali) et en matière de développement (c’est l’objectif de l’Alliance pour le Sahel).

Dernière modification : 27/10/2017

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