Gabriel Attal représente la France au 8ème Forum Jeunesse de l’ONU

8ème Forum Jeunesse du Conseil Economique et social de l’ONU

Intervention de M. Gabriel Attal, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse

« La stratégie Jeunesse 2030 : travailler avec et pour les jeunes »
séance plénière

8 avril 2019

Bonjour à tous,
Merci Madame l’Envoyée spéciale, chère Jayathma,

Je suis très heureux d’être là aujourd’hui et je suis là aujourd’hui parce que le Président Macron a assumé dans notre pays de dire que la jeunesse, qui a longtemps été considérée comme un problème, est une solution. C’est une solution, cela a été dit, puisque le meilleur moyen de parvenir aux objectifs de développement durable que nous nous sommes fixés, c’est de parier sur la jeunesse. En pariant sur la jeunesse, on lutte contre le changement climatique, on lutte contre les inégalités femmes-hommes, on parie sur la paix et sur la sécurité. Et c’est le sens de notre action. Et pour cela, c’est vrai qu’il faut permettre à la jeunesse de s’émanciper, de s’autonomiser.

Pour cela, il n’y a pas de solution miracle, c’est l’éducation : il faut parier sur l’éducation. C’est le choix que nous avons fait. Nous l’avons fait sur plusieurs directions :

• D’abord, en disant que dans tous les territoires les plus difficiles en France où il y a le plus de pauvreté, le plus d’inégalité, nous divisons toutes les classes des enfants de 6 et 7 ans, qui passent donc de classes de 24 élèves à 12 élèves, parce qu’ils ont besoin d’un meilleur encadrement pour étudier dans de bonnes conditions et pouvoir progresser ;

• Nous le faisons en mettant en place une aide gratuite au devoir, 4 heures par semaine d’aide aux devoirs au sein des collèges pour tous les élèves en France. C’est aussi une inégalité très forte, celle des devoirs ;

• Avec des mesures aussi nouvelles, par exemple, le fait de servir un petit-déjeuner gratuit à tous les enfants qui viennent de quartiers difficiles et qui arrivent à l’école, puisque nous nous sommes rendus compte qu’un enfant sur dix dans ces quartiers arrivait à l’école le vendre vide et qu’il avait beaucoup moins de chances et beaucoup moins de facilité pour étudier puisqu’il avait du mal à se concentrer.

C’est donc une politique résolue, une politique que nous voulons aussi porter en dehors de nos frontières. Je veux à ce titre saluer l’ECOSOC qui est un haut lieu de dialogue et de débat et qui nous permet de faire un point sur la politique que nous mettons en œuvre dans nos pays et comment nous envisageons de nous coordonner pour qu’elle soit plus impactante au niveau mondial.

C’est ce que nous faisons dans le cadre de la conférence des ministres francophones de la jeunesse et des sports, 43 Etats dont la France, qui travaillent sur ces questions-là, avec des initiatives aussi sur l’entreprenariat des jeunes.

Nous présiderons, vous l’avez dit, le G7, cette année avec un thème important qui est celui des inégalités, et les jeunes ont beaucoup de choses à dire sur cette question des inégalités. C’est pour cela que nous organiserons le « Y7 », le youth 7, juste avant le G7. Et je salue les deux jeunes, Charlotte et Georges, qui m’ont accompagné ce matin et qui seront présents à ce Y7.

Évidemment le Partenariat mondial pour l’éducation aussi, qui est un enjeu majeur, et le Président de la République a annoncé un investissement de 260 millions de dollars en 2018, lors de la conférence de reconstitution du Partenariat à Dakar.
C’est donc un engagement très fort.

Je veux terminer en saluant tous les jeunes qui sont présents, tous ces jeunes engagés. Il y a une phrase que j’aime beaucoup d’un écrivain français qui s’appelle Georges Bernanos, qui dit « c’est la fièvre de la jeunesse qui maintient le monde à température normale. Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents. » On a besoin de la parole des jeunes, on a besoin de la parole des jeunes pour équilibrer une parole et une action mondiale qui sont parfois trop déséquilibrées, cela a été dit. Bravo donc à tous pour votre engagement et la France est fière de pouvoir compter aussi sur une jeunesse mobilisée.

Je vous remercie.

Dernière modification : 08/04/2019

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