Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes (25 novembre 2019) - Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

À l’occasion de la 20e journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, la France réaffirme son engagement en faveur de l’élimination de toutes les formes de violences faites aux femmes.

Aujourd’hui, ces violences constituent l’une des violations des droits de l’Homme les plus répandues dans le monde : on estime qu’environ 137 femmes sont tuées chaque jour, dont plus d’un tiers par un conjoint ou un ex-conjoint ; en France, 130 femmes ont été tuées en 2018 soit environ une tous les trois jours.

En temps de conflit, les femmes et les filles sont les premières victimes de ces violences fréquemment utilisées comme arme de guerre. Ces violences constituent un obstacle persistant au développement humain et économique, à l’accès des femmes au marché du travail et plus largement à la réduction des inégalités entre les femmes et les hommes.

L’égalité entre les femmes et les hommes est une des priorités du quinquennat du Président de la République comme en témoigne l’action de la France en 2019 dans le cadre de ses présidences du G7 et du comité des ministres du Conseil de l’Europe :

- En lien avec ses partenaires européens et internationaux, la France mène depuis un an une campagne visant à universaliser la Convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et les violences domestiques.

- Lors du Sommet du G7 à Biarritz, le Président de la République a annoncé un soutien financier de 6,2 millions d’euros au fonds international de soutien aux rescapées de violences sexuelles, porté par les lauréats du prix Nobel de la paix 2018, Nadia Murad et le docteur Denis Mukwege.

- Pour soutenir les femmes qui s’engagent aux côtés des victimes de ce fléau, cette année le premier Prix Simone Veil de la République française a récompensé l’action d’Aissa Doumara, militante camerounaise dont l’action a permis de faciliter le retour à une vie normale des femmes qui ont été la cible de telles violences.

La France reste par ailleurs fortement mobilisée sur ce dossier au sein des Nations unies :

- Elle a été, avec les Pays-Bas, à l’initiative de l’adoption de la première résolution de l’Assemblée générale des Nations unies visant à éliminer le harcèlement sexuel partout dans le monde ;

- Elle a également été à l’origine du premier groupe des amis visant à éliminer le harcèlement sexuel, qui compte déjà plus de 30 membres, seulement deux mois après sa création.

Face à ce constat, en 2020, la France poursuivra son engagement en faveur de la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes :

- À l’occasion du 25e anniversaire de la quatrième Conférence mondiale de l’ONU pour les femmes, qui s’était tenue à Pékin en 1995, la France organisera à Paris le Forum génération égalité du 7 au 10 juillet 2020, à l’initiative d’ONU Femmes et en partenariat avec le Mexique. Ce Forum rassemblera États, organisations internationales, société civile et secteur privé au sein de coalitions d’actions destinées à donner un nouvel élan aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes dans le monde.

La France réitère son appel à la mobilisation pour mettre un terme à l’impunité des auteurs de ces violences et appelle tous les États qui ne l’auraient pas fait à ratifier et à mettre en œuvre sans réserve la Convention des Nations unies pour l’élimination des discriminations à l’égard des femmes.

Dernière modification : 25/11/2019

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