L’insécurité alimentaire liée aux conflits armés [en]

« Même si la faim a reculé depuis 25 ans, elle continue de hanter certaines régions du monde, en particulier en raison des conflits qui se sont multipliés. »
Ambassadeur François Delattre, le 16 juin 2017

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60% des personnes souffrant de la faim vivent dans des pays touchés par des conflits. C’est le cas de la Somalie.
Crédits : FAO

60% des personnes souffrant de la faim vivent dans des pays touchés par des conflits. En février 2017, le Secrétaire général avait tiré la sonnette d’alarme et appelé à la mobilisation des Etats membres : à moins que des mesures décisives soient prises et que des ressources supplémentaires soient mobilisées, le monde pourrait se retrouver face à une crise alimentaire globale, avec un risque imminent de famine au Yémen, Somalie, Soudan du Sud et le nord-est du Nigéria.

Les crises de sécurité alimentaire sont intimement liées aux conflits armés, à l’insécurité et à l’extrême pauvreté. Les conflits empêchent en particulier le bon acheminement de l’aide humanitaire ayant ainsi un effet dévastateur sur les conditions de vie des civils dans les régions touchées, à court et à moyen terme. Ils engendrent également des déplacements de populations vers des villes ou villages où les ressources alimentaires ne suffisent plus à alimenter les populations locales, les réfugiés et les déplacés internes.

Cette crise rappelle les responsabilités particulières du Conseil de sécurité pour empêcher ou mettre un terme aux conflits et en atténuer les conséquences sur le moyen et le long terme. Seule une solution politique aux conflits permettra de mettre fin à une situation humanitaire critique.

C’est dans ce contexte, et à l’initiative de la France, que le Conseil de sécurité s’est mobilisé sur cet enjeu vital.

- La France a organisé en juin 2017 une réunion informelle du Conseil de sécurité. Cette séance a permis de mettre en avant l’ampleur de la situation dans les quatre principaux pays actuellement touchés (Yémen, Somalie, Soudan du Sud et le nord-est du Nigéria) et d’appeler à la mobilisation de la communauté internationale.

- Au mois d’août 2017, le Conseil de sécurité a adopté une déclaration présidentielle reconnaissant pour la première fois le lien entre conflit et insécurité alimentaire et demandant au Secrétaire général de lui présenter un rapport sur le sujet.

- Depuis février 2017, l’appel du Secrétaire général a été financé à hauteur de près de 70% de l’aide totale nécessaire pour couvrir les opérations humanitaires, montrant ainsi la forte mobilisation des Etats membres de l’ONU.

Dans la continuité de cette mobilisation, le Conseil de sécurité a tenu ce jeudi 12 octobre une réunion publique au cours de laquelle le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a présenté son évaluation de la situation sur le terrain.

Dernière modification : 19/10/2017

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