La France est engagée pour une éducation gratuite, de qualité et accessible à tous.

Dialogue de haut niveau du Président de l’Assemblée générale à l’occasion de la journée internationale de l’éducation
Intervention de M. Nicolas de Rivière, représentant permanent de la France auprès des Nations unies
Nations unies – 24 janvier 2020

Madame la Présidente,

Je voudrais vous remercier pour l’organisation de ce dialogue de haut niveau à l’occasion de la journée internationale de l’éducation, ainsi que les panélistes pour leurs exposés sur la pertinence des réponses apportées jusqu’ici par les Etats et les autres acteurs internationaux, mais aussi sur les solutions innovantes qui sont à notre portée pour faire face à cette « crise de l’apprentissage », le sujet qui nous réunit ce matin.

Nous avons la responsabilité de garantir aux jeunes générations un accès à une éducation de qualité. L’éducation demeure un levier majeur du développement dans toutes ses dimensions. Elle a un impact positif tant sur le développement économique, la paix durable et la prévention de l’extrémisme que sur l’égalité entre les femmes et les hommes et sur la santé des populations. Pour cette raison, l’éducation est une priorité de la politique de développement de la France, qui met un accent particulier sur la scolarisation des jeunes filles et sur la qualité de la formation des enseignants. En 2017, nous avons consacré à l’éducation 1,31 milliards d’euros, soit 13,1% de notre aide, ce qui nous place en 3ème bailleur des pays de l’OCDE pour l’aide à l’éducation.

Pour autant, nos systèmes font face à une crise de l’éducation et des apprentissages, ce constat est partagé par l’ensemble des acteurs représentés ici, en premier lieu l’UNESCO et le Partenariat mondial pour l’éducation. La France est très attachée à la promotion d’une éducation gratuite, de qualité et accessible à tous. Car l’éducation reste le meilleur moyen de lutter contre les inégalités et de prévenir les extrémismes et l’accès à l’éducation permet aussi de faire reculer la pauvreté. C’est dans cette optique que la Présidence française du G7 l’année dernière a souhaité orienter ces travaux sur la lutte contre les inégalités. La France a porté à cette occasion la question de l’éducation des filles et a donné l’impulsion à la création de l’initiative « Priorité à l’égalité » qui permettra une collaboration étroite entre les organisations internationales afin de renforcer l’intégration de l’égalité entre les filles et les garçons dans les systèmes éducatifs des pays d’Afrique sub-saharienne qui s’engageront sur cet objectif.

A cet effet, la France a décidé d’augmenter ses contributions volontaires à l’UNESCO afin d’améliorer l’accès à une éducation inclusive de qualité et à la formation professionnelle, en particulier pour les jeunes filles et les adolescentes, et en portant une attention particulière à la formation des enseignants, qui sont un maillon incontournable de la chaîne éducative. La France contribue également à l’aide globale à l’éducation et s’est réengagée depuis 2018 auprès du Partenariat mondial pour l’éducation, qui vient d’ouvrir un bureau à Paris en septembre 2019. Nous sommes convaincus que ce rapprochement géographique favorisera les échanges entre le PME et l’UNESCO, également basé à Paris, l’UNESCO, dont chacun sait qu’il est le chef de file pour l’atteinte de l’ODD 4.

Pour conclure, soyez assuré de l’engagement de la France à continuer de soutenir le droit à l’éducation, enjeu majeur pour la réalisation de l’Agenda 2030 pour le développement durable. Agissons tous ensemble pour atteindre l’ODD 4 et œuvrons pour garantir des sociétés résilientes et prospères, au sein desquelles la nouvelle génération trouvera sa place et contribuera à bâtir notre avenir commun.

Je vous remercie.

Dernière modification : 24/01/2020

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