La France réaffirme son attachement à la préservation du JCPoA et à la résolution 2231 [en]

VOTE DU PROJET DE RESOLUTION CONCERNANT L’EMBARGO SUR LES ARMES EN IRAN

EXPLICATION DE VOTE DE MME ANNE GUEGUEN, REPRESENTANTE PERMANENTE ADJOINTE DE LA FRANCE AUPRES DES NATIONS UNIES, CHARGEE D’AFFAIRES A.I.

AU CONSEIL DE SECURITE

New York, 14 août 2020

La France réaffirme son attachement à la préservation du JCPoA et à la résolution 2231 de ce Conseil, qui l’a endossé.

C’est parce que nous restons engagés dans le cadre du JCPoA que nous sommes extrêmement préoccupés par les violations par l’Iran de ses engagements nucléaires au titre de l’Accord. Nous l’exhortons à revenir sans délais sur toutes les mesures contraires au JCPoA, et poursuivrons nos efforts en cours dans le cadre du mécanisme de règlement des différends du JCPoA, afin de ramener l’Iran au plein respect de ses engagements au titre du JCPoA.

Nous sommes également très préoccupés par les actions déstabilisatrices de l’Iran dans la région, y compris par les violations iraniennes répétées des dispositions de la résolution 2231 sur les armes classiques, avec des transferts vers le Yémen, le Liban, la Syrie et l’Irak, y compris vers des acteurs non étatiques. Dans ce contexte, la levée programmée pour octobre prochain de l’embargo des Nations unies sur les armes conventionnelles instauré par la résolution 2231, pourrait avoir de graves conséquences pour la sécurité et la stabilité régionales. Nous partageons les préoccupations exprimées par plusieurs membres du Conseil de sécurité et pays de la région à ce sujet. Les ministres des Affaires étrangères de la France, de l’Allemagne et du Royaume Uni l’ont dit à plusieurs reprises et réaffirmé dans leur déclaration du 19 juin dernier.

Cependant, la France s’est abstenue sur le projet de résolution proposé car il ne constitue pas une réponse adaptée aux défis posés par l’expiration de l’embargo et n’est pas susceptible de faire progresser la sécurité et la stabilité de la région, faute de pouvoir recueillir l’accord du Conseil, ni d’être une base suffisante pour travailler à la recherche d’un consensus.

Nous restons guidés par un objectif de respect de l’autorité et de l’intégrité du Conseil de sécurité ainsi que de préservation de la stabilité et la sécurité régionales et du régime de non-prolifération nucléaire. La période qui s’ouvre, avant l’expiration des restrictions, doit être mise à profit pour envisager, de bonne foi, toutes les options diplomatiques.

Dernière modification : 14/08/2020

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