La sécurité des femmes journalistes en zone de conflit [en]

Table ronde - La sécurité des femmes journalistes dans les situations de conflit - 3 mai 2017

JPEG

Les missions permanentes de la France, de la Grèce et de la Lituanie auprès des Nations Unies, au nom du Groupe des amis sur la protection des journalistes, vous invitent cordialement à :

TABLE RONDE

LA SÉCURITÉ DES FEMMES JOURNALISTES DANS LES SITUATIONS DE CONFLIT

3 mai 2017 de 13h00 à 14h30

Lieu : Siège de l’ONU, salle de conférence 7

Programme
- * 13h00 Remarques préliminaires
- * 1:15 Table ronde, animée par Michelle Nichols, Reuters
Panelistes :
· Erin Banco, Reporter Moyen-Orient
· Marie Bourreau, correspondante internationale pour Le Monde et Radio France Internationale (RFI)
· Tatiana Mossot, journaliste, Voice of America
· Elisa Lees Muñoz, Directeur exécutif, International Women’s Media Foundation (IWMF)
· Joel Simon, Directeur exécutif, Comité pour la protection des journalistes
- * 2:00 pm session Q & A

Tous sont invités

Le Groupe des amis sur la protection des journalistes a été créé en 2016 et se compose de 17 Etats membres appartenant à tous les groupes régionaux de l’ONU. Le groupe s’engage à renforcer la protection des journalistes et des travailleurs des médias et à lutter contre l’impunité des crimes commis contre eux. Les membres actuels du Groupe sont l’Argentine, l’Autriche, le Brésil, la Bulgarie, le Chili, le Costa Rica, les États-Unis, la France, la Grèce, la Jordanie, la Lettonie, le Liban, la Lituanie, la Suède, la Tunisie, la République de Corée et l’Uruguay.

1. Les femmes journalistes en zones de conflit

Exercer le métier de journaliste ou de reporter en zone de conflit nécessite une détermination et un courage extraordinaires, d’autant plus que les journalistes eux-mêmes sont de plus en plus les cibles d’attaques. Être une femme journaliste ajoute des défis supplémentaires.

En exerçant leur métier dans des zones de conflit ou d’insécurité, les journalistes subissent des menaces, des violences et des abus. Les femmes journalistes font face à des menaces accrues par rapport à leurs compères masculins telles que les agressions et les abus sexuels. Les rédactions de journaux peuvent être réticentes à assigner des femmes journalistes en zone de conflit car il est plus coûteux et compliqué d’assurer leur protection. Les femmes journalistes en freelance sont encore plus vulnérables car elles n’ont ni soutien ni ressources institutionnels pour assurer leur sécurité. Les journalistes locaux constituent les principales victimes de violences et de meurtres. On peut supposer que les femmes journalistes locales sont particulièrement vulnérables à ces menaces.

La table ronde se concentrera sur les défis et les risques spécifiques auxquels sont confrontées les femmes journalistes dans les zones de conflit, ainsi que les moyens à leur disposition pour y faire face. Un certain nombre d’initiatives existent déjà, comme des formations adaptées aux besoins en matière de sécurité des femmes journalistes et travailleuses des médias en zones de conflit. Néanmoins, plus pourrait être fait en ce sens à la fois au niveau légal et dans la pratique.

Le panel se compose de femmes journalistes et de représentants d’organisations non gouvernementales engagés dans la protection des journalistes, qui partageront leurs expériences et leurs opinions sur les défis spécifiques auxquels sont confrontées les femmes journalistes et travailleuses des médias, ainsi que les moyens dont elles disposent pour y faire face. La table ronde sera suivie d’une session de questions et réponses.

2. Les panélistes

Erin Banco a commencé son métier de rapporter en Egypte durant le printemps arabe. Elle a ensuite concentré son attention sur la Syrie, en écrivant sur la guerre civile depuis l’extérieur, dans des camps de réfugiés, avant de de se rendre à l’intérieur du pays pour couvrir la première bataille d’Alep. Banco a travaillé comme correspondante Moyen-Orient pour International Business Times où elle s’est spécialisée dans les reportages de conflits. Elle a travaillé en Irak pendant la montée en puissance de l’Etat Islamique et à Gaza pendant la guerre. Au cours des deux dernières années, Banco a travaillé comme journaliste d’enquête, écrivant sur l’industrie pétrolière en Irak et la corruption dans le secteur des ressources naturelles du pays. Banco est diplômée en en arabe et journalisme de l’Université du Wisconsin-Madison et a obtenu son Master à l’École d’Affaires publiques et internationales à l’Université de Columbia.

Marie Bourreau est journaliste et correspondante internationale pour Le Monde et Radio France Internationale (RFI) aux Nations Unies à New York. De 2003 à 2011, elle a fait de nombreux reportages pour la presse écrite et télévisée ainsi que des reportages radios, notamment sur l’Afghanistan. Elle est l’auteure de "Nous sommes frères et ennemis : l’un est le Taliban, l’autre les combat", un livre publié en 2011 qui traite de l’ambivalence de la lutte antiterroriste en Afghanistan. Son travail en zone de guerre a été récompensé par plusieurs prix.

Elisa Lees Muñoz est directrice exécutive de la fondation internationale des médias féminins (IWMF) depuis 2013. Elle a plus de 20 ans d’expérience dans le domaine des droits de l’Homme, de la liberté de la presse et des questions d’égalité entre les sexes. Cette fondation a pour but de donner aux femmes journalistes la formation, les opportunités et le soutien nécessaires pour devenir des leaders dans le monde de la presse. Récemment, avec le soutien de la Fondation Howard G. Buffett, Lees Muñoz a lancé une initiative d’un montant de 5 millions de dollars pour la formation à la sécurité et au reportage pour des journalistes dans la région des Grands Lacs en Afrique. Elle dirige actuellement le développement d’une nouvelle application mobile de sécurité innovante, Reporta ™ , afin de promouvoir la sécurité des femmes journalistes en zones de conflit.

Tatiana Mossot est journaliste pour Voice of America, basée à Washington depuis 2015. Auparavant, elle travaillait chez France24 d’abord en tant que correspondante en Côte d’Ivoire et au Sénégal, puis en tant que présentatrice pour le journal Afrique. En 2014, son reportage « République centrafricaine, le convoi d’espoir » a obtenu le prix Ricardo Ortega de l’Association des correspondants aux Nations Unies, qui lui a été remis par le Secrétaire général de l’ONU.

Michelle Nichols, cheffe de bureau de Reuters aux Nations unies, est une journaliste primée. Elle a couvert la guerre en Afghanistan, le tsunami de l’Océan Indien, le tremblement de terre mortel en Indonésie en 2006, les affrontements entre manifestants et police lors du sommet du G20 de Pittsburgh en 2009, les émeutes dans les îles Salomon et les visites du Conseil de sécurité de l’ONU en République démocratique du Congo, au Soudan du Sud et au Burundi.

Joel Simon est le directeur exécutif du Comité pour la protection des journalistes. Joel Simon a beaucoup écrit sur les questions de liberté de la presse notamment pour The New York Times, Slate, The New York Review of Books, World Policy Journal, Asahi Shimbun et The Times of India. Il est chroniqueur régulier pour Columbia Journalism Review. Il est l’auteur de deux livres, intitulés : Endangered Mexico : An Environment on the Edge (Sierra Club Books, 1997) et The New Censorship : Inside the Global Battle for Media Freedom (Columbia University Press, 2015).

Dernière modification : 02/05/2017

Haut de page