Campagne #AgirPourProtéger : Protéger les enfants affectés par les conflits

Lancement de la campagne « Agir pour protéger »
Intervention de Mme Anne Gueguen, représentante permanente adjointe de la France auprès des Nations unies
02 avril 2019

Les enfants, nous le savons, sont notre avenir. Voir les enfants souffrir, voir des enfants mourir ou voir des enfants pris dans l’engrenage meurtrier de la violence est sans doute l’une des réalités les plus insupportables au monde. C’est pour cela que je voudrais très chaleureusement remercier tous ceux qui ont organisé et participé au lancement de cette campagne « Agir pour protéger », « Act to protect ». La question pour nous, Etats membres qui sommes là aujourd’hui, est la suivante : comment pouvons-nous faire une différence ? Je voudrais à cet égard faire trois remarques du point de vue de la France, la France pour qui les enfants dans les conflits armés sont une cause que nous portons depuis plusieurs décennies, et dans laquelle nous continuerons d’être engagés et mobilisés de façon extrêmement active.

1/Première remarque sur ce que nous pouvons faire, c’est soutenir cette campagne et soutenir ceux qui sur le terrain la traduisent en actes, en actions concrètes.Je crois qu’il faut pour cela construire sur le succès de la campagne précédente, « Enfants pas soldats » qui avait clairement aidé à obtenir des résultats.

La première chose est accroître la sensibilisation au plus près du terrain, et mener une approche à travers les communautés. Lutter contre l’impunité est aussi absolument indispensable. Enfin il faut soutenir les organisations qui passent les messages aux parties, y compris les groupes armés non-étatiques. Je voudrais saluer à cet égard le travail réalisé par Watchlist, par Save the Children, par Child Soldiers International et bien d’autres organisations de la société civile locale à travers le monde. Je voudrais également saluer le travail réalisé par les opérations de maintien de la paix et en particulier le rôle crucial joué par les Conseillers spéciaux pour la protection des enfants et par les équipes de l’UNICEF sur place. Je souhaiterais citer en exemple notamment les équipes dédiées au sein de la MINUSCA ou au sein de la MONUSCO qui sont de très bons exemples et je crois que nous devons tous nous en souvenir lorsque nous, ou nos collaborateurs, sommes dans les négociations du budget en cinquième commission.

Je voudrais me faire l’écho d’une des questions posées par l’Ambassadeur Christoph Heusgen. Si nous voulons traduire cette campagne en actes, Madame Gamba, est-ce que vous pourriez nous en dire un peu plus sur la feuille de route que vous avez élaborée et sur le programme de visites de terrain que vous envisagez ?

2/ Deuxième remarque sur ce que nous pouvons faire pour faire une différence, c’est promouvoir l’endossement et la ratification universels des instruments et engagements internationaux pertinents.

Comme vous le savez tous, les Principes de Paris sont non seulement une proclamation de standards élevés mais aussi un engagement à les respecter très concrètement sur le terrain. Les Principes de Paris, avec le Protocole optionnel à la Convention des Droits de l’enfant, avec la Déclaration sur les écoles sûres, avec les Principes de Vancouver, forment un cadre global et cohérent pour assurer la protection des enfants. Il est donc indispensable que ceux qui ne l’ont pas encore fait signent et ratifient la Convention des droits de l’enfants et les Principes et engagements de Paris. Et je voudrais à cet égard saluer à nouveau la République dominicaine et Djibouti qui méritent une mention spéciale pour avoir été respectivement les 109ème et 110ème pays à avoir endossé les Principes de Paris au mois de février dernier.

3/ Et enfin troisième remarque sur comment pouvons-nous faire une différence, c’est en assurant un suivi actif de l’agenda « enfants dans les conflits armés » au Conseil de sécurité.

Là aussi je voudrais saluer le travail effectué par la Suède. Nous avons travaillé avec la Suède pour la négociation de la résolution 2427 et nous allons maintenant continuer de travailler avec la Belgique, qui préside le groupe de travail sur « les enfants dans les conflits armés », et de travailler de concert bien sûr avec l’Unicef pour que cet agenda global soit décliné de façon très précise dans le cadre de chacun des conflits qui sont à l’agenda du Conseil. Enfin les anniversaires de la Convention et de la Déclaration des droits de l’enfant cette année offriront une nouvelle occasion de montrer notre mobilisation et notre engagement de façon très pratique. Merci

Dernière modification : 04/04/2019

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