Mission Daman 27 : témoignages du terrain

Ils sont mécanicien, maître-chien, chargé des actions au profit de la population ou démineur. Ensemble, ils ont été déployés au Liban, sous mandat de l’ONU, pour le 27e mandat de la mission Daman qui vient de prendre fin. Quelle a été leur mission ? Comment ont-ils perçu leur engagement sur le terrain ? Témoignages.

Brigadier-chef Rodric– mécanicien

« C’était ma première mission au Liban. La différence par rapport aux autres théâtres d’opérations tient au fait que l’on est sous mandat de l’ONU, nous sommes donc des soldats de la paix. Avant tout je suis militaire et ensuite mécanicien, un des métiers de l’ombre mais sans nous, pas de véhicules ! A Daman 27, on dépannait dans toute la zone et dans toutes les situations un véhicule en panne… jusque dans un champ de mines ! Le fait d’être intégré à une force multinationale nous a permis de travailler avec d’autres armées et d’autres pays, de découvrir d’autres matériels et des façons de travailler très différentes. »

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Brigadier chef Rodric - mécanicien. Crédit : Anthony Thomas-Trophime

Caporal-chef Eloïse - Maître-chien

« C’était mon deuxième déploiement au Liban. Cette mission est très différente des autres, car ce n’est pas du combat comme au Sahel ou de la mission de lutte contre l’orpaillage en Guyane, mais comme là-bas, les chiens s’adaptent mieux et plus vite que nous à la chaleur et aux bestioles ! Il est très utile de montrer notre savoir-faire aux équipes des autres unités afin qu’ils comprennent notre mission. Un chien peut sauver la vie d’une compagnie d’infanterie en investissant les maisons puis en détectant les menaces. »

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Caporal-chef Eloïse - Maître chien. Crédit : Anthony Thomas-Trophime

Commandant Hugues – en charge des actions civilo-militaires

« Je suis réserviste opérationnel. Dans le civil, j’ai repris une propriété viticole avec ma femme. A Daman 27, je coordonnais l’équipe en charge des actions civilo-militaires. Notre but était de favoriser l’intégration de la force intérimaire des Nations Unies et de la France dans le sud Liban. Comment ? En agissant pour et avec la population. Mettre en place un groupe électrogène, construire une salle de classe, ou simplement participer aux événements locaux importants comme les fêtes traditionnelles, les tournois sportifs, est aussi une manière de faire comprendre notre action. A titre personnel, participer à la pacification dans un pays qui connaît la guerre depuis des dizaines d’années est une expérience forte ! »

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Commandant Hugues - en charge des actions civilo-militaires. Crédit : Anthony Thomas-Trophime

Auteur : : Flore de Feydeau
Direction : DICOD
Sources : Ministère des Armées

Dernière modification : 26/07/2017

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