Processus de paix au Proche-Orient [en]

« Le temps ne rend pas le conflit israélo-palestinien moins dangereux, au contraire. La multiplication des crises régionales ne conduit pas à le banaliser ou à le marginaliser, au contraire : l’absence de règlement de ce conflit, particulièrement grave en elle-même, constitue aussi une menace permanente pour la sécurité internationale. » François Delattre, représentant permanent de la France à l’ONU, le 25 juillet 2017

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Jerusalem
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Contexte

Près de 70 ans après le plan de partage adopté par l’ONU et près d’un quart de siècle après les accords d’Oslo, le conflit israélo-palestinien a fait l’objet de nombreuses tentatives de relance du processus de paix. Face à l’absence de progrès pour un règlement du conflit, la viabilité de la solution à deux Etats se trouve plus que jamais menacée par la poursuite de la colonisation. La situation continue de régresser sur le terrain, les épisodes de violences se succèdent, et la situation humanitaire, notamment à Gaza, est inquiétante. La crise reste d’autant plus préoccupante qu’elle constitue un risque de déstabilisation régionale majeur au Proche-Orient.

La France est résolument engagée pour une solution au conflit israélo-palestinien selon les paramètres internationalement agréés : deux Etats vivant en paix et en sécurité le long de frontières sûres et reconnues ; des frontières tracées sur la base des lignes de 1967, avec des échanges de territoires mutuellement agréés ; Jérusalem pour capitale de ces deux Etats ; une solution concertée, réaliste, pérenne et équitable pour les réfugiés palestiniens.

Le rôle de l’ONU dans le processus de paix au Proche-Orient

L’ONU joue un rôle clé au sein du Quartet, composé également des Etats-Unis, de la Russie, et de l’Union européenne. Le Quartet, qui a remis son dernier rapport en juillet 2016, a réitéré l’importance du dialogue entre les parties vers une solution à deux Etats.

La question du Proche-Orient est évoquée régulièrement au Conseil de sécurité sous le point d’ordre du jour " Situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne", à l’occasion de débats publics trimestriels, ou lors de consultations privées du Conseil de sécurité. Le Coordonnateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, M. Nickolay Mladenov, est chargé de présenter régulièrement un rapport de la situation devant les membres du Conseil.

Plusieurs résolutions concernant la situation au Proche-Orient ont été adoptées au Conseil de sécurité. Parmi les plus importantes, on compte la résolution 242, adoptée après le conflit israélo-arabe de 1967 ou la résolution 338, adoptée après celui de 1973. En décembre 2016, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2334 exigeant la fin de la politique de colonisation des territoires palestiniens, qui s’est cependant poursuivie à un rythme élevé en 2017. Outre son caractère illégal en droit international, elle constitue un obstacle de taille à la solution des deux Etats.

L’ONU appelle également à une réconciliation inter-palestinienne dans le respect des principes agréés pas la communauté internationale (non-violence, reconnaissance d’Israël et des accords signés), en vue d’un Etat palestinien uni et d’une solution à deux Etats viable.

Le rôle de la France dans le processus de paix au Proche-Orient

La France est investie dans le processus de paix au Proche-Orient. Elle considère que la solution de deux Etats est la seule à même de répondre aux aspirations légitimes des Israéliens et des Palestiniens à la sécurité, à l’indépendance, à la reconnaissance et à la dignité.

Face à l’impasse du processus de paix, la France a organisé une Conférence ministérielle pour la paix au Proche-Orient le 3 juin 2016, en présence d’une trentaine d’Etats et d’organisations internationales, afin de renouveler la mobilisation de la communauté internationale et de relancer une dynamique de paix. Dans la continuité de cette initiative, s’est tenue le 15 janvier 2017 à Paris la Conférence internationale pour la paix au Proche-Orient, à laquelle plus de 70 Etats ont participé.

L’objectif était triple :
- réaffirmer la nécessité de mettre en œuvre la solution des deux Etats pour établir une paix durable,
- assurer la détermination de la communauté internationale à contribuer à la paix au Proche-Orient,
- présenter des pistes d’action pour poursuivre la mobilisation sur le long terme.

La France restera mobilisée, notamment au Conseil de sécurité, pour que Palestiniens et Israéliens reviennent à la table des négociations, en vue d’un accord sur le statut final.

Dernière modification : 18/10/2017

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