République Démocratique du Congo [en]

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Des Casques bleus de la MONUSCO sur le terrain
UN Photos

Contexte

La proclamation par la Cour constitutionnelle le 20 janvier 2019 de la victoire de Félix Tshiskedi à l’élection présidentielle, et la première transition pacifique dans l’histoire de la RDC qui s’en est suivie, ont mis fin à plus de deux ans de tensions politiques. Le report des élections depuis 2016 sous l’ancienne présidence de Joseph Kabila avaient en effet entraîné de nombreuses manifestations et suscité la préoccupation de la communauté internationale.

Les premières mesures encourageantes prises par le nouveau Président Tshisékedi vont dans le sens de l’expression par les Congolais, avec force et dans le calme, de leur volonté d’alternance et de changement. La France encourage le nouveau chef de l’Etat à répondre à ces attentes dans un esprit de dialogue et de consensus.

En dépit d’avancées positives, la RDC connaît toujours une situation sécuritaire inquiétante pour les civils et une instabilité due à la présence de nombreux groupes armés, notamment dans l’Est du pays, où sévit en particulier le groupe ADF, et dans les provinces du Kasaï. Cela est la conséquence de nombreuses guerres qui ont eu lieu dans la région des Grands Lacs et sur son sol depuis plus de vingt ans.

Par ailleurs, la RDC est touchée par une nouvelle épidémie du virus Ebola, qui s’est déclarée en août dans l’est du pays. Au 17 mai 2019, plus de 1680 cas ont été recensés, dont 1592 confirmés et 1117 décès. Alors que la maladie progresse, les attaques récurrentes menées contre les centres de traitement et les équipes de la riposte contrarient la réponse à la maladie, confrontée à la résistance d’une partie de la population.

La MONUSCO : Une opération onusienne en évolution

La Mission de l’ONU pour la stabilisation de la République démocratie du Congo (MONUSCO), plus importante opération onusienne en termes de personnels (18 316 personnels en uniforme sur le terrain), a été déployée en 2010, en remplacement de la MONUC. La résolution 2463 (2019) a été adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité en mars 2019 et renouvelle le mandat de la MONUSCO pour neuf mois.

Avec l’alternance pacifique qu’a connue le pays, la MONUSCO doit s’adapter aux défis des années à venir afin que les autorités congolaises soient pleinement en mesure d’apporter la sécurité et les conditions propices au développement pour leur population sur l’ensemble du territoire et que la Mission puisse, à terme, se retirer.

Une revue stratégique de l’action de la MONUSCO a donc été demandée au Secrétaire général de l’ONU par le Conseil de sécurité, lequel entend procéder à une évaluation approfondie de la situation et des besoins afin de reconfigurer la MONUSCO d’ici décembre 2019 et d’entamer une transition vers d’autres formes d’appui à terme.

Cette reconfiguration de la force onusienne sera être entreprise en coordination avec les autorités congolaises, conformément aux engagements et aux priorités du Président Tshisekedi.

Parallèlement à la MONUSCO, le Conseil de sécurité a mis en place en 2004 un régime de sanctions (résolution 1533), renouvelé tous les ans. Il se compose à la fois d’un embargo sur les armes, ainsi que de sanctions individuelles à l’encontre de personnes ou entités, répondant à certains critères, comme les violations de l’embargo sur les armes, le recrutement d’enfants ou encore les violations graves des droits de l’Homme.

Le rôle de la France

La France joue un rôle moteur sur le dossier de la République démocratique du Congo au Conseil de sécurité, animée par la conviction que la stabilité et le développement de ce pays sont déterminants pour l’ensemble de la région des Grands Lacs.

Elle a soutenu les deux opérations européennes menées en RDC en appui à la MONUC à des moments critiques du processus de transition mené de 2003 à 2006 : l’opération ARTEMIS, première opération militaire de l’UE en Afrique, dont la France a été la nation-cadre et l’opération EUFOR-RDC.

La France soutient l’engagement de l’ONU et met en avant deux grandes priorités :
- Appuyer la stabilisation et le renforcement des institutions
- Protéger les populations civiles, en renforçant les capacités de la MONUSCO, en adaptant sa posture et son mandat à la situation sécuritaire et humanitaire du pays, particulièrement dans les Kasaïs et dans l’Est, et en améliorant ses performances.

En outre, la France, notamment dans l’action qu’elle mène au CSNU, demeure aux côtés de la RDC dans sa lutte contre la 10ème épidémie Ebola qui s’est déclarée le 1er août 2018 et affecte le Nord-Kivu et l’Ituri, ainsi que contre les groupes armés.

Dernière modification : 23/08/2019

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