Yemen : la desescalade doit demeurer notre priorité [en]

Yémen
Intervention de M. Nicolas de Rivière, représentant permanent de la France auprès des Nations unies
Conseil de sécurité – 16 janvier 2020

Monsieur le Président,

Je remercie l’Envoyé spécial, à qui je redis notre plein soutien, ainsi que le représentant du coordonnateur pour les affaires humanitaires pour leurs exposés.
L’urgence demeure de trouver une solution politique. C’est une nécessité chaque jour plus pressante.

Les efforts en vue d’une désescalade dans la région doivent demeurer la priorité de tous, et se poursuivre. Le Yémen ne doit pas être un enjeu des tensions régionales. De ce point de vue, les attaques contre le territoire saoudien sont contraire à ces efforts. Les Houthis doivent respecter l’engagement qu’ils ont pris de ne plus mener de pareilles attaques.

Au Sud, l’accord de Riyad doit être mis en œuvre dans les meilleurs délais. Nous saluons les efforts de l’Arabie Saoudite en ce sens. Il faut désormais qu’un nouveau gouvernement, incluant des représentants du Sud, soit formé au plus vite.
L’accord sur Hodeïda doit aussi être pleinement mis en œuvre et nous nous félicitons du renouvellement par ce Conseil, à l’unanimité, du mandat de la Mission des Nations unies en appui à l’accord d’Hodeïda.

La médiation des Nations unies doit rester au centre du processus politique et orchestrer ces différentes initiatives pour parvenir dans les meilleurs délais à une solution politique inclusive.

Face à la catastrophe humanitaire, deux priorités s’imposent à nous :

-  D’une part, la protection des civils, y compris celle des personnels humanitaires et médicaux, ainsi que des infrastructures civiles. Nous condamnons les attaques visant le marché d’al Raqw. La multiplication des attaques contre les personnels humanitaires est extrêmement préoccupante.

-  D’autre part, la garantie d’un accès humanitaire complet s’impose. Toutes les parties au conflit doivent y veiller. Les restrictions imposées par les Houthis empêchent des millions de personnes de bénéficier d’aide. Cela doit cesser immédiatement. Le respect du droit international humanitaire n’est pas négociable. Il s’impose à tous.

Il devient chaque jour plus urgent que les Nations unies puissent avoir accès au pétrolier Safer, qui représente une grave menace pour l’environnement.
La France restera pleinement engagée et mobilisée pour la paix au Yémen. Les autorités françaises continueront d’agir en faveur de la désescalade dans la région et d’un règlement durable du conflit.

Je vous remercie pour votre attention.

Dernière modification : 16/01/2020

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