Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines [en]

1. Qu’est-ce que les mutilations génitales féminines ?

Les mutilations génitales féminines (MGF) recouvrent l’ensemble des interventions qui consistent à altérer ou léser les organes génitaux de la femme pour des raisons non médicales. Elles sont reconnues au niveau international comme une violation des droits humains, des femmes et des filles.

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On estime que, dans le monde, 200 millions de femmes et de filles en vie aujourd’hui ont subi des MGF. Et 4,6 millions le nombre de filles pourraient être victimes de MGF d’ici 2030.

Les victimes de MGF font face à des complications de santé à court et long termes, comme des douleurs chroniques, des infections, un risque accru de transmission du VIH, l’anxiété et la dépression, des complications lors des accouchements, l’infertilité, et dans le pire des cas, la mort.

En 2012, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté à l’unanimité la toute première résolution contre les mutilations génitales féminines qui appellent à intensifier les efforts de la communauté internationale pour y mettre un terme.

En 2015, les MGF sont inclues sous la cible 5.3 des Objectifs de développement durable et appelle à l’élimination de toutes pratiques néfastes telles que le mariage d’enfants et les mutilations génitales féminines.

2. L’initiative Unissons-nous, Finançons, Agissons

Cette année, le Programme conjoint UNFPA-UNICEF pour l’élimination des mutilations génitales féminines « Accélérer le changement », et le Comité inter-africain sur les pratiques traditionnelles néfastes (IAC) ont présenté le thème de la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines 2021 qui s’organise autour d’un tryptique :Retour ligne automatique
● Unissons-nous pour transformer les normes sociales néfastes ;Retour ligne automatique
● Finançons des approches novatrices et celles qui se sont montrées efficaces ;Retour ligne automatique
● Agissons pour mettre fin aux mutilations génitales féminines à l’horizon 2030.

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Les actions de la France

La France est fermement attachée à la défense des droits des filles et des femmes. Elle a fait de l’égalité femmes-hommes une priorité de son action diplomatique.

Elle a été le premier pays européen à pénaliser la pratique des mutilations génitales féminines. En 2019, lors de sa présidence du G7 et du Comité des ministres du Conseil de l’Europe, elle a mené une action ferme et engagée contre ce fléau.Retour ligne automatique
Elle est aussi le premier pays d’asile pour les victimes d’excision.

Aux Nations unies, elle présente depuis 2006, avec les Pays-Bas, des résolutions à l’Assemblée générale sur l’intensification des efforts en vue d’éliminer toutes les formes de violences à l’égard des femmes.

La France apporte son soutien aux acteurs de la société civile mais aussi à des fonds comme le Fonds français Muskoka et le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) qui s’engagent contre dans l’éradication des MGF.

La France a également annoncé une contribution de 6,2 millions d’euros, entre 2020 et 2022, au Fonds international pour les rescapés de violences sexuelles créé par les lauréats du prix Nobel de la paix Denis Mukwege et Nadia Murad.

Enfin, en tant co-présidente, au côté du Mexique, la France placera la lutte contre les violences sexuelles au cœur du Forum Génération Égalité qu’elle accueillera au premier semestre 2021.

Pour cette importante journée de mobilisation à travers le monde, nous participons à la campagne contre les mutilations féminines avec les hashtag #EndFMG et #Act2EndFGM afin de mettre fin à cette pratique barbare contre les femmes et les filles.

La France défend et défendra les droits des femmes et des filles, partout dans le monde.

Dernière modification : 05/02/2021

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