La France est mobilisée pour atteindre l’objectif d’éliminer le VIH/Sida d’ici 2030 [en]

EVENEMENT DE HAUT NIVEAU SUR LE VIH/SIDA

INTERVENTION DE M. OLIVIER VERAN,
MINISTRE DES SOLIDARITES ET DE LA SANTE

À L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

New York 8-10 juin 2021

Message vidéo enregistré

Monsieur le Secrétaire général des Nations unies,
Madame la Directrice exécutive de l’ONUSIDA,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Mesdames et messieurs,

Je suis honoré de m’adresser à vous aujourd’hui, à l’occasion de la réunion de haut niveau sur le VIH/Sida. Cet événement est l’occasion de réaffirmer notre engagement et d’évoquer les évolutions nécessaires pour maintenir le cap de l’élimination mondiale de la maladie d’ici 2030, et ce malgré la crise que nous traversons.

Soyez assurés que la France est pleinement mobilisée pour atteindre cet objectif. Nous soutenons résolument les acteurs de la riposte que sont l’ONUSIDA, l’OMS, le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, UNITAID. La France s’est ainsi totalement investie pour le succès de la conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial, sous l’égide du Président de la République. Elle demeure un contributeur de premier plan face aux efforts internationaux, avec, ces dix dernières années, plus de deux milliards d’euros consacrés à la lutte contre le Sida.

La crise liée à la pandémie de Covid-19 a cependant causé un recul dramatique des avancées durement acquises en santé mondiale, y compris face au VIH/SIDA :
• elle a entrainé l’interruption de services indispensables à prévenir, dépister et traiter la maladie, en particulier concernant les droits et la santé sexuels et reproductifs ;
• elle a été synonyme d’une recrudescence des violences physiques et sexuelles faites aux femmes ;
• elle a donné lieu à une remise en cause dangereuse de la parole scientifique ;
• elle a exacerbé les inégalités autant que les injustices sociales, qui augmentent la vulnérabilité face au VIH/Sida.

Il nous faut désormais redoubler d’effort pour soutenir les populations les plus vulnérables, défendre les droits humains, promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes dans le monde.

Nous devons aussi veiller à ce que cette pandémie de Covid-19 n’altère pas notre mobilisation face au VIH/Sida et éviter tout effet d’éviction qui serait catastrophique. Il ne s’agit pas de remplacer une priorité sanitaire par une autre, mais de renforcer la santé mondiale dans son ensemble. De s’assurer aussi que nos pays, nos régions, notre planète soient plus résilients et à même de relever les défis sanitaires auxquels nous sommes confrontés. C’est ce que la France porte auprès des organisations internationales : contribuer à la réponse multilatérale à la Covid-19, mais pas au détriment d’autres maladies et en particulier du combat contre le VIH/Sida.

Il est essentiel d’accélérer les efforts en prévention et pour l’accès aux traitements abordables, sûrs et efficaces. La technologie de l’ARN messager ouvre des perspectives prometteuses et un espoir à notre portée pour un vaccin. Néanmoins il faut continuer à renforcer les systèmes de santé et viser une couverture sanitaire universelle.

Cet accès équitable est par ailleurs indissociable de l’innovation en matière de traitements – et je tiens ici à saluer le rôle déterminant d’UNITAID dont l’action a permis une baisse considérable du prix des traitements antirétroviraux.

La crise Covid-19 prouve que nous devons poursuivre cette action avec encore plus d’ambition, notamment en renforçant les capacités de production de médicaments dans les pays où les difficultés d’accès sont encore criantes.

La France reste mobilisée, auprès et avec les organisations internationales ainsi que tous les acteurs de la société civile.

Je vous remercie.

Dernière modification : 07/06/2021

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