Journée internationale de lutte contre l’impunité des crimes commis contre les journalistes [en]

Avec plus de 1 200 journalistes tués dans le monde au cours des 14 dernières années (2006 à 2019) et seulement une affaire sur dix résolue par la justice, le niveau d’impunité des crimes contre les journalistes reste terriblement élevé.

Le rôle crucial des journalistes, professionnels des médias et personnels associés et la nécessité pour eux de faire leur travail en toute sécurité s’inscrit au cœur de nos sociétés démocratiques. Leur sécurité est une condition essentielle à l’exercice de la liberté d’expression pour tous – le droit de chercher, recevoir, et partager de l’information. Sans liberté de la presse, il ne saurait y avoir de contrôle du pouvoir politique, de transparence, de lutte contre la corruption, de lutte contre l’impunité, ou de bonne gouvernance.

Dans un contexte de multiplication des crises, les journalistes sont de plus en plus pris pour cible. Partout dans le monde, les journalistes et les travailleurs des médias sont victimes d’intimidation, de pressions politiques et économiques, de harcèlement, d’enlèvements, de violences physiques, d’arrestations arbitraires et même d’assassinats.

Les journalistes et personnels des média doivent pouvoir exercer leur métier sans crainte d’être tués, arrêtés ou encore intimidés. Et les crimes contre les journalistes ne doivent pas restés impunis.

La France est investie dans la promotion de la liberté de la presse, la protection des journalistes et la lutte contre l’impunité des crimes visant les journalistes.
C’est notamment à de l’initiative de la France que l’Assemblée générale des Nations unies a adopté pour la première fois le 26 novembre 2013, une résolution portant sur la sécurité des journalistes et la lutte contre l’impunité.

Cette résolution fait du 2 novembre la "Journée Internationale pour mettre fin à l’impunité des crimes contre les journalistes". La date a été choisie en hommage à Ghislaine Dupont et à Claude Verlon, journalistes de RFI assassinés au Mali le 2 novembre 2013.

Le texte demande aux Etats membres de faire tout leur possible pour prévenir la violence contre les journalistes et le personnel des médias, d’enquêter rapidement sur toutes les accusations de violence et de traduire en justice les responsables.

Déclaration de la porte-parole du Quai d’Orsay - 2 novembre 2020

La défense de la liberté de la presse et de la liberté d’expression font partie des priorités de la politique étrangère de la France. C’est à l’initiative de la France que le 2 novembre a été déclaré Journée internationale pour la lutte contre l’impunité des crimes contre les journalistes par les Nations unies.

La France rend hommage à tous ceux qui risquent leur vie quotidiennement afin de transmettre une information fiable, nécessaire à l’exercice de la démocratie, et à ceux qui sont morts dans l’exercice de leur profession.

Plus que jamais, la France se mobilise afin d’assurer la protection des journalistes, favoriser un environnement propice à l’exercice de leur fonction et mettre fin à l’impunité des crimes commis à leur encontre. Avec ses partenaires européens et internationaux au sein des Nations unies à New York et à Genève, à l’UNESCO à Paris, à l’OSCE à Vienne et au Conseil de l’Europe à Strasbourg, elle s’emploie à défendre le pluralisme des médias et leur indépendance, le droit d’informer ou d’être informé et la capacité à exprimer des points de vue critiques, en ligne comme hors-ligne, qui sont essentiels au débat démocratique.

Avec le Partenariat pour l’information et la démocratie lancé le 25 septembre 2019 et soutenu à ce jour par 38 Etats, la France promeut l’accès à une information fiable issus de média libres et indépendants, particulièrement dans le contexte des infodémies.

Dernière modification : 02/11/2020

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